Site du groupe des luttes de la France insoumise de la Sarthe

À l’attention de celles et ceux qui n’osent pas se lancer

J’ai frappé à des centaines de portes, je peux vous assurer que l’accueil est agréable la plupart du temps. Au pire, de l’indifférence à la démarche ; au mieux, et c’est souvent le cas, les personnes sont étonnées qu’on vienne à leur rencontre et manifestent de l’intérêt pour engager une discussion. Un enrichissement mutuel de toute façon.

Le mot « militer » prend tout son sens lors de ces échanges. C’est une démarche à tenter, foncez.
J’ai écrit cet article sur la base d’un porte à porte au Mans, mais c’est facile de l’adapter à d’autres communes.


Jusqu’au 6 février, on peut s’inscrire sur les listes électorales, c’est une bonne accroche :
(ce délai est reporté au 5 mars 2026 si vous êtes dans l’une des situations suivantes : jeune de 18 ans n’ayant pas fait le recensement citoyen, déménagement récent, acquisition récente de la nationalité française, droit de vote récemment recouvré. )

« Êtes-vous inscrit sur les listes pour voter en mars?  Les élections municipales ont lieu les 15 et 22 mars 2026. Les présidentielles en 2027 ».

  • Si la réponse est NON, proposer l’inscription, 2 possibilités :
    • Méthode papier classique : un Cerfa (le mieux est d’en avoir avec soi) à remplir, photocopie carte d’identité recto, verso, justificatif de domicile de moins de 3 mois ; mettre dans une enveloppe, et dans la boite aux lettres de la mairie. AU PLUS TARD LE 6 février.
    • En ligne : site officiel : https://www.service-public.gouv.fr. Je vous conseille d’aller consulter le site pour vous familiariser avec la démarche et pouvoir aider les personnes si besoin. Aider à faire l’inscription sur place si les personnes le souhaitent.
  • Si la réponse est OUI, on peut demander :
    • Irez-vous voter en mars ?
    • Savez-vous pour qui on vote ?
    • Connaissez vous le nom de votre maire? Le nombre de conseillers municipaux ?


Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal du Mans correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 100 000 et 150 000 habitants, soit 55 sièges[6].

Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[7].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l’entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 28 sièges. Les 27 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[9].


Au-delà du choix du maire élu, cette élection détermine la composition des conseils municipaux et intercommunaux, chargés de gérer des compétences essentielles : urbanisme, écoles, transports, logement, environnement, culture ou encore transition écologique.

Véritable acteur du quotidien de millions de français, les élus locaux influencent directement la qualité de vie, le fonctionnement des services publics et les politiques locales.


Les municipales 2026 c’est aussi l’occasion de reprendre la main sur la démocratie : des listes citoyennes et participatives se lèvent partout en France pour faire de la politique radicalement autrement, en organisant une démocratie directechaque voix compte vraiment.


Dans toutes les communes, y compris celles de moins de 1 000 habitants, les élections municipales se déroulent désormais au scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire.

  • Si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, elle reçoit la moitié des sièges à pourvoir.
  • Les sièges restants sont répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés.
  • En cas de second tour, seules les listes ayant recueilli au moins 10 % des voix peuvent se maintenir, et celles ayant obtenu au moins 5 % peuvent fusionner avec d’autres listes.
  • Le panachage (rayer ou ajouter des noms) n’est plus autorisé : toute modification rend le bulletin nul.
  • On peut expliquer en quelques mots, en allant à l’essentiel, ou plus en détail selon les personnes (indications en italique ).


Il est très important

  • d’écouter les personnes qu’on a en face de soi.
  • de répondre à leurs demandes de façon ciblée
  • d’être positif
  • de sourire
  • d’éviter de trop parler pour qu’ils ne se perdent dans nos explications
  • de faire preuve d’empathie. Quelquefois, ils ont besoin de raconter leurs problèmes. Un de nos objectifs, c’est d’apprendre d’eux, de leur vie. C’est pour eux qu’on se bat !
  • Présenter notre liste soutenue par LFI et ouverte aux citoyens qui adhèrent à notre programme de rupture : Le Mans, ville humaine.
  • Têtes de liste : Maël Brillant et Elen Debost
  • Objectif : rompre avec la gestion de S. Lefoll, verticale, avec pour objectif l’attractivité pour les entreprises. Nous voulons une ville POUR les citoyens, AVEC les citoyens etc…
  • Nos premières mesures fortes : voir le tract
  • Pourquoi plusieurs listes de gauche ? S. Lefoll est un socialiste à la sauce hollandaise (clin d’œil!!), nous ne lui faisons pas confiance, le PS n’a pas voté la censure de Lecornu, il a changé d’alliance, ne respecte pas le programme NFP qui a fait élire ses députés. Idem Karamanli. Nous avons d’abord travaillé sur une liste commune avec MK, les Verts et le PC. Nous avons cessé les discussions après le non vote de la censure.

Philippe, Maud et moi-même, avons fait un porte à porte au square du Moulin l’Évêque, dans le quartier de la Madeleine.

Nous avons apprécié l’ouverture d’esprit des personnes rencontrées et la richesse des échanges. Ces 2 heures de porte à porte nous ont ragaillardis.

La difficulté a été de se faire ouvrir l’accès aux appartements. Les gens sont méfiants. Nous avons toqué à 31 portes, 11 se sont ouvertes. Nous avons eu de bonnes discussions avec 5 personnes. Tous étaient inscrits sur les listes, 1 devait faire son changement suite à un déménagement. Une jeune maman solo nous a dit que la politique, c’est trop d’histoires, il y a beaucoup d’égos, que beaucoup cherchent à se mettre en avant. Plusieurs nous ont dit que le logement, c’est un gros problème : c’est cher, les travaux de rénovation promis ne viennent pas, c’est mal isolé, pas entretenu. Une personne nous a fait part de problèmes de voisinage (lié à des « étrangers », mais je ne suis pas raciste). Ils ne voient pas les enjeux des municipales. Pas de réaction négative sur LFI.

Militer, c’est aussi aller à la rencontre des autres et discuter. Et ça fait un bien fou.

Ghislaine Bonnet