Journée du 10 octobre pour la Palestine,

Depuis cette Conférence internationale contre la guerre, nous élevons nos voix unie : contre la guerre et le
génocide, contre la menace nucléaire grandissante, et pour la paix. Nous sommes réunis pour tirer la son-
nette d’alarme : pour arrêter la marche à la guerre, ainsi que le nationalisme et le racisme qu’elle engendre.
Ensemble, nous disons NON au réarmement et à la conscription, et OUI à des systèmes de santé, d’édu-
cation et des services publics correctement financés, à des emplois décents et à des salaires plus élevés.
Nous reconnaissons et condamnons la complicité des gouvernements qui ont facilité et continuent de
permettre le génocide en Palestine, qui ont alimenté l’horrible bain de sang et fait obstacle à un cessez-
le-feu en Ukraine, qui ont attaqué l’Iran souverain, le Liban et le Yémen, et qui continuent de mener des
guerres et des interventions militaires à travers le monde. Des millions de personnes sont mortes ou bles-
sées, les infrastructures sont détruites, des vies et des espoirs sont anéantis, afin de sauver le système
capitaliste qui engendre la guerre et la barbarie.
Nous n’acceptons pas la descente dans le chaos et la guerre, dont une grande part peut être imputée à
l’impérialisme américain. Nous rejetons absolument l’intervention politique et militaire de Trump au Vene-
zuela, ses menaces guerrières contre Cuba, et nous affirmons notre solidarité avec les peuples de tous les
pays menacés par Trump et ses alliés.
Nous reconnaissons et condamnons également le rôle des gouvernements européens, en particulier ceux
de Starmer, Macron et Merz, dans l’escalade de la marche à la guerre : nous rejetons leur préparation
active à la guerre, qui se déploie sur tout le continent, l’augmentation constante des dépenses militaires
de l’OTAN, et nous nous engageons à nous y opposer et à les faire reculer.
Nous rejetons la dégénérescence de nos sociétés provoquée par le pillage des richesses publiques, arra-
chées à nos territoires et à nos services publics pour être versées dans les poches des fabricants d’armes.
Nous ne sommes pas dupes du faux récit selon lequel les dépenses d’armement permettraient de ré-
générer nos industries et nos économies. Nous soutiendrons et encouragerons la mobilisation syndicale contre les dépenses militaires.
Nous défendons de véritables investissements dans nos sociétés, afin de garantir une sécurité réelle aux
travailleurs et à toute la population : pour nos systèmes de santé, pour des salaires et des conditions de
travail décents, pour les transports, l’éducation et le logement. Nous n’accepterons ni la conscription militaire
ni la militarisation de l’éducation : nous ne permettrons pas que nos fils et nos filles soient envoyés tuer et se
faire tuer.
Nous faisons face à des obstacles redoutables et à des défis sans précédent. Aujourd’hui, nous reconnais-
sons que la seule manière d’être efficaces face aux forces puissantes qui se dressent contre nous est de
nous organiser internationalement et d’agir de manière stratégique dans l’intérêt des peuples. La solida-
rité est cruciale, comme l’est tout autant la coordination internationale, avec le mouvement ouvrier, pour
riposter aux gouvernements bellicistes et à l’augmentation des dépenses militaires. Nous travaillerons
ensemble à l’élaboration d’un cadre permettant d’aller de l’avant.
Construire ce mouvement est essentiel pour garantir un avenir à notre planète et à l’humanité. Tel est
notre engagement aujourd’hui : organiser un mouvement irrésistible pour la paix, contre le projet im-
périaliste américain, et lutter pour la vie et les moyens d’existence de tous les travailleurs, pour un autre
monde, meilleur.
Nous appelons à participer à :
• la journée du 10 octobre pour la Palestine, pour mettre fin à trois années de génocide et à des
décennies d’occupation et d’apartheid ;
• un week-end d’action contre la militarisation et la conscription, les 21 et 22 novembre ;
• la journée d’action des dockers contre la guerre, le 31 octobre.
Nous appelons également à promouvoir le logo de la conférence — de Paris et de Londres — afin de
donner à nos actions une visibilité et un contenu internationaux, et de soutenir les réunions et initia-
tives s’appuyant sur cet appel